Une campagne ouverte surplombant la vallée de la Vilaine et la Brière
La plaine de Saint-Dolay fait partie de l’ensemble de paysages de l’Armor morbihannais
La plaine de Saint-Dolay offre des ambiances de grande qualité, notamment du fait de leur relation avec des paysages plus vastes qui la voisinent : vallée de la Vilaine et rivages. Les contours de l’unité de paysage sont nettement dessinés au nord par la vallée de la Vilaine, tandis qu’au sud, la transition est progressive avec le territoire du Parc naturel régional de Brière et ses marais littoraux (département de Loire-Atlantique).
Du fait de cette position entre la Vilaine et le marais de Brière, on note parfois l’appellation de « Miteau » pour désigner un territoire situé entre deux « eaux ».
La plaine de Saint-Dolay surplombe légèrement les paysages voisins. Cette position offre des vues sur la vallée de la Vilaine, néanmoins assez souvent cachée par une végétation arborée très présente. Le relief fait alterner de doux mouvements de collines avec les dépressions qui accueillent ruisseaux et zones marécageuses.
La plaine est agricole, mais la présence des arbres est très nette. Les nombreux boisements se mêlent au bocage, avec une forte proportion de conifères, notamment autour de Férel.
Alors que la petite ville de la Roche-Bernard, et son prolongment Nivillac, est nettement tournée vers la Vilaine, elle présente cependant du côté de la plaine ses extensions les plus récentes, ceinturées par la RN 165.
La plaine est scandée de quelques bourgs secondaires (Saint-Dolay, Férel, Camoel) situés à distance de la Vilaine et reliés entre eux par la RD 34 qui constitue ainsi un lien important du territoire.
Enfin, des hameaux constitués autour de corps de fermes ponctuent la plaine selon la dispersion traditionnelle du bâti agricole.
Mais la plaine de Saint-Dolay subit aussi les effets du mitage pavillonnaire qui dévalorise certaines ambiances.
La succession de motifs naturels et agricoles offre à la plaine la possibilité d’un réseau de promenades potentielles alternant :
la présence de plusieurs zones humides de grande qualité rappelant la proximité des marais de Brière ;
de grands espaces de cultures et de pâtures qui maintiennent de précieuses ouvertures cultivées ;
des vergers d’arbres fruitiers qui contribuent à qualifier les ambiances.
Maintenir les ouvertures cultivées
La qualité de la plaine tient beaucoup aux ouvertures des cultures et pâtures. Le maintien de l’agriculture et de l’élevage est à encourager tandis que la progression des boisements serait à contrôler.
Mettre un terme au mitage urbain de la plaine
Les développements urbains futurs sont à cadrer afin de préserver au mieux les continuités paysagères de la plaine. Il est nécessaire d’envisager les futures implantations bâties dans un objectif de compacité des bourgs et non le long des routes ou à l’écart. Les limites entre les bourgs et la campagne sont à fixer pour ne plus être dépassées, et traitées comme des seuils lisibles.
Là où les effets de mitages sont les plus sensibles, il serait souhaitable de conseiller les habitants sur des solutions d’intégration pour atténuer l’impact des murs blancs qui se détachent au sein des ouvertures cultivées et des nombreux boisements.
Permettre des ouvertures visuelles depuis la plaine vers la vallée de la Vilaine
La possibilité de voir la vallée de la Vilaine fait partie des valeurs paysagères majeures de la plaine. Elle doit être soigneusement préservée en maintenant les ouvertures actuelles par une gestion appropriée de la végétation des hauts du coteau. Cette relation pourrait être davantage valorisée par des opérations de gestion de la végétation de rive offrant par endroits des « fenêtres » sur les paysages voisins.
Valoriser le patrimoine naturel des zones humides
La beauté subtile des zones humides est à valoriser dans les conditions de visibilité et d’accessibilité, notamment à l’occasion des franchissements par les routes.