Une longue crête boisée entre deux sillons rectilignes
Cette unité appartient à l’ensemble de paysages des reliefs des Landes de Lanvaux
Les monts de Lanvaux, armature de l’ensemble des reliefs des Landes de Lanvaux, forment une crête unique qui s’étire tout en longueur, de la campagne de Languidic (à l’ouest) jusqu’à la vallée de la Vilaine (à l’est). Elle est nettement délimitée au nord par le sillon du Tarun et de la Claye et au sud par le sillon du Loc’h et de l’Arz.
Le relief de la crête est dissymétrique : environ 150 m à l’ouest au Bois de Botségalo contre environ 80 m à l’est à Saint-Gravé. C’est l’unité de ensemble la plus fortement boisée, notamment en conifères. Présents sur toute la longueur de la crête, ils ont succédé aux anciennes landes aujourd’hui presque disparues.
les rebords des deux versants, nord et sud, sont habités alors que les parties centrales, plus hautes, sont davantage dédiées aux boisements.
Le relief est très sensible quand on s’en approche par les route (RN 166 de Ploërmel à Vannes) qui le franchissent. L’unité toute entière procure alors la sensation d’un seuil dont le passage est caractérisé par des séquences routières enfouies dans les boisements.
Au cœur des reliefs des Landes de Lanvaux, c’est un paysage cloisonné, aux ambiances très intimes et caractérisé par des ouvertures de pâtures, des clairières qui apportent la lumière au centre d’un horizon boisé sombre omniprésent.
Les ouvertures sont d’une grande valeur dans ce paysage, auxquelles s’ajoutent parfois des fragments de bocage qui leur donnent la profondeur manquante, grâce aux beaux alignements de chênes qui créent des plans successifs, des ouvertures cadrées, des tableaux de paysage, et à l’existence de dégagements visuels depuis les hauteurs (comme à Moustoirac).
Conforter les positions des villages en rebord de crête
Valoriser la structure paysagère dans son enchaînement avec les sillons : crête boisée – village – versant – fond de vallée dégagé
Valoriser la structure urbaine de "clairière habitée" en respectant les enchaînements : forêt – cultures – jardins – habitations, et les parcours entre les motifs.
Valoriser et préserver les ouvertures
Maintenir les "chambres de pâtures" identifiées en évitant les éléments végétaux s’interposant près des routes, les chemins et les rivières
Retrouver si possible les landes qui donnent son nom à l’ensemble, la variété et la typicité aux paysages, par exemple en proposant des associations pastorales qui permettraient d’en retrouver les usages. (étrépage, écobuage).